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févr. 13, 2017
Catégorie : General
Posté par : myadmin

Jeudi 18 et vendredi 19 mai 2017

Institut d'études avancées, Hôtel de Lauzun, 17 quai d'Anjou, 75004 Paris

Paris et ses peuples : sociabilités et cosmopolitismes urbains au siècle des Lumières


Jeudi 18 mai

9h30-9h45 : accueil par Pascal Bastien (UQAM – IEA)

9h50-10h30 : Sabine Juratic (IHMC), « Le peuple du livre »

10h30-11h10 : Laurent Cuvelier (Science Po), « ‘Un livre qu’on lit et qui change chaque matin’ : affiches de vente et information commerciale à Paris au XVIIIe siècle »

11h30-12h10 : Nicolas Lyon-Caen (IHMC), « Les centres commerciaux du Paris moderne »

12h10-12h50 : Laurence Croq (Paris 10), « Madame Legros (1749-1821) et sa famille : entre bourgeoisie et milieu populaire »

14h00-14h30 : Sabine Juratic, Vincent Denis, Nicolas Lyon-Caen, Charlotte Guichard et Rahul Markovits : « La ville éphémère : présentation de l’enquête collective sur les foires parisiennes au XVIIIe siècle »

14h40-15h20 : Pierre Serna (Paris 1), « De la foire aux bêtes à la ménagerie républicaine : Paris, laboratoire de la ‘monstration’ animale »

15h20-16h00 : Antoine Lilti (EHESS), « Comment peut-on être Tahitien? Un Polynésien à Paris ».

16h20-17h00 : Julie Doyon (Paris 13), « Autorité paternelle et cultures punitives à Paris au siècle des Lumières »

17h00-17h40 : Jan Synowiecki (EHESS), « Paris côté jardins : nature urbaine et sociabilités au XVIIIe siècle »

17h40-18h20 : Youri Carbonnier (Artois), « Un îlot de quiétude dans la Cité: habitat et habitants du cloître Notre-Dame au XVIIIe siècle » 

Vendredi 19 mai

9h10-9h50 : Vincent Milliot (UCBN), « Aimer et détester la police? Le peuple et les polices au siècle des Lumières »

9h50-10h30 : Clyde Marlo Plumauzille (IHMC), « Les femmes aux seins mercenaires : les nourrices et leur police dans le Paris du XVIIIe siècle »

10h30-11h10 : Vincent Denis (Paris 1), « Quand le peuple élit sa police : réflexions sur les policiers de Paris pendant la Révolution » 

11h30-12h10 : Stéphane Van Damme (European University Institute), « Des Parisiens aux Parisii : le Peuple de Paris au miroir des savoirs antiquaires ».

12h10-12h50 : Geneviève Lafrance (UQAM), « Le tireur de carte de la rue d’Anjou : célébrité, charlatanisme et sociabilité urbaine dans le Nouveau Paris de Mercier »

14h00-14h40 : Hans-Jürgen Lüsebrink (Universität des Saarlandes), « Rumeurs populaires dans l’espace urbain. Enjeux et dynamiques socio-culturelles, de l’affaire Desrues (1777) au pillage de la manufacture Réveillon (1789) »

14h40-15h20 : Colin Jones (Queen Mary University of London), « Le monde parisien des Conventionnels en l’an II »

15h40-16h20 : Haïm Burstin (Milan), « Paris au travail. La production de guerre dans la capitale sous la Révolution »

16h20-17h00 : Natacha Coquery (Lyon 2), « Consommations et Révolution : Paris sous la Terreur, entre pénurie et luxuriance »

17h00-17h30 : Daniel Roche, Conclusion

 
Lire des extraits

Du lundi vingt cinq décembre. [1769]

Nouvelles concernant la tentative faite une troisième fois d'assassiner le roi de Portugal dans un bois où il chassoit.

On est informé que Monsieur le duc de Choiseul ministre des Affaires étrangères qui avoit appris la veille par des lettres particulières de Monsieur de Clermont d'Amboise notre ambassadeur à la cour de Lisbonne, que le roi de Portugal allant à la chasse et se trouvant asses éloigné des personnes de sa suite, avoit été attaqué par un païsan armé d'une espèce de massue lequel aiant essaié de lui porter plusieurs coups, ne lui avoit fait heureusement qu'une légère contusion à la main qui n'avoit pas même empêché ce monarque de continuer sa chasse après avoir ordonné qu'on mît ce malheureux en lieu de seureté et qu'on ne lui fît aucun mal, avoit annoncé le même jour cette nouvelle au Roi avec les plus grands ménagemens en lui disant qu'un voleur qui s'étoit détaché de sa troupe qui rôdoit dans le bois où chassoit le roi de Portugal avoit attaqué Sa Majesté sans la connoître. On annonça cet événement dans la Gazette de France du lundi 1er janvier 1770 et l'on trouva dans plusieurs gazettes étrangères qui le publièrent aussi à peuprès vers le même tems que le malheureux assassin s'étoit tellement défendu contre ceux qui avoient voulu l'arrêter qu'il en avoit blessé plusieurs avant que de succomber sous leurs efforts. C'étoit la troisième fois qu'on avoit essayé d'attenter à la vie de ce souverain par des complots meurtriers.

 

16 janvier 1776.

La Reine vient à Paris et fait une partie de traîneaux.

Comme il faisoit un froid très piquant, la Reine, Monsieur le comte d'Artois, Madame la comtesse d'Artois partent du Palais Royal vers deux heures après midi, avec Mr le duc et Madame la duchesse de Chartres, les princes et princesses de la maison de Condé en traînaux de différentes formes et des mieux ornés pour aller à Mousseaux petite maison de Mr le duc de Chartres par la rue St Honoré, la rue St Denis et les boullevards. Le cheval d'un des traîneaux s'étoit échappé dans le jardin du Palais Royal avant le départ et avoit pensé renverser plusieurs personnes en caracolant. Tandis que les princes et les princesses de la cour songeoient uniquement à goûter les différens plaisirs de la saison. Le Roi seul gardoit une retraite profonde et travailloit assiduement avec ses ministres à procurer le bonheur de ses peuples qu'il se proposoit de gouverner plutôt en père qu'en maître despote et impérieux.

 

Du vendredi vingt quatre juillet. [1778]

Le beurre de Gournay manque à la halle comment et pourquoi ?

Le beurre en motte dit beurre de Gournay ne se distribue point à la halle comme à l'ordinaire, ce qui ne laisse pas que d'exciter bien de la rhumeur, tout le monde se trouvant obligé d'acheter du vieux beurre, encore n'y en avoit il pas une quantité suffisante pour fournir ceux qui en avoient besoin ; on disoit qu'il avoit été présenté un mémoire à ce sujet et porté des plaintes au ministre du département de Paris par le sieur lieutenant général de police, relativement à une augmentation nouvelle de quatre sols par livre de beurre de Gournay que les fournisseurs vouloient exiger avec menace si l'on refusoit de payer cette augmentation de n'en plus exposer sur le carreau de la halle. On sçut quelques jours après que Monsieur le lieutenant de police étoit venu avec main forte et les avoit contraints de donner leur beurre pour l'ancien prix.

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